A bord du Tortarolo 38. Fred m'installe Open CPN

A bord du Tortarolo 38. Fred m'installe Open CPN

Si je vous demande "connaissez vous le Tortarolo 38 ? Vous allez me répondre probablement : non !" Et c'est assez logique, peu de gens sont montés sur ce bateau de voyage :  un genre de first 30 géant. René m'avait prévenu : il n'y en a qu'un dans le port, passe les voir, ça leur fera plaisir.

En fait, c'est leur fils Julien, qui vient à ma rencontre le lendemain de mon arrivée. Il ne voit pas de voilier Asiatrek. Forcement, je n'ai pas encore écrit le nom du bateau et il n'y a que la bouée qui soit marquée Asiatrek ! Il me voit et lance un "Laurent ?" J'acquiesce et embarque dans leur annexe semi rigide vers leur ponton. Sympa ! Je fais la connaissance de Valérie qui vit avec son mari et leur fils sur leur bateau. Je découvre leurs parcours, et comprends aussi que l'on puisse rêver d'ailleurs à cause de ces accidents de la vie qui vous font changer de regard sur la brièveté de l'existence, (comme moi d'ailleurs).

On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une !
— Fucius, qui avait oublié d'être con !

Ils ont de bons conseils à me donner et grâce à eux, je bénéficie d'Open CPN installé sur mon Mac. Cette cartographie mondiale me permet d'avoir une certaine redondance et donc de la sécurité dans la cartographie : j'ai des cartes papier, une bonne partie de l'Europe sur mon Ipad, les cartes Imray sur mon iphone. Invité à dîner le soir, je ramène la dernière bouteille de Morgon qui me reste.
Ils me proposent de passer le week end à Hoëdic au mouillage. Ça tombe bien, le port de Pornichet est beaucoup plus cher que Port Olona et mon budget n'est pas extensible. Deux jours en off, sans payer de place de port feront le plus grand bien au porte monnaie. René avait vérifié la qualité de mon mouillage : nickel, assez de chaîne et un bon cablot.
Sur mon Kelt, il n'y a plus de vache à eau, ni de robinet (enlevés aussi par qui vous savez), je fonctionne donc avec des bidons, des anciens cubis et des grosses bouteilles d'eau. En tout, je peux transporter une cinquantaine de litres. J'ai installé en plus mon pulvérisateur de 5 litres ce qui me permet de faire la vaisselle avec de l'eau sous pression. En mode fainéant, j'attache le wok, les couverts et les assiettes à un bout et je laisse le tout ramollir dans l'eau de mer...

Le Kelt gite comme jamais !

Le Kelt gite comme jamais !

Le dimanche matin, je leur donne le restant d'huile 2 temps, les bougies neuves de mon ancien Yam et un jerrican de mélange qui ne me servent plus.  Le nouveau moteur acheté à Port Olono est un modèle 4 temps beaucoup moins polluant... Nous partons en premier avec leur fils, Julien non sans avoir quelques velléités de faire la course ou à défaut de ne pas se faire dépasser de trop par le voilier familial.

La mer est agitée avec des rafales à 5 Bf, je laisse le moteur jusqu'après la baie du Pouliguen. Le vent contre la houle a tendance à creuser un peu plus la vague. C'est ce que l'on appelle la mer du vent. Et ça mouille.

Les allures du vent...

Je me demande comment le Yamaha fait pour ne pas déjauger et caler et en effet, quelques minutes plus tard, une vague plus grosse fait qu'il se désamorce. Tant pis, je continue à la voile seule, sans prendre de ris et toujours avec ce que je crois être le génois. (C'est le solent, moins large de 40 %) On oscille entre le près serré et le bon plein, donc plus ou moins près du vent.

25,2 Mn enen 5h29, soit 4,5 noeuds de moyenne : correct !

25,2 Mn enen 5h29, soit 4,5 noeuds de moyenne : correct !

Je change de bord sur près d'un mille et je mets le cap au 285. Le voilier marche à presque 5 noeuds, mais ça mouille beaucoup au près serré. On laisse le phare du Four à bâbord, non sans faire une petite pointe à 5,9 noeuds aidés par le courant. Le plateau des Grands Cardinaux arrive. Malgré mon faible tirant d'eau, et je préfère les laisser à bâbord et prendre une marge de sécurité. Le moteur redémarre sans problème. J'affale, Julien ferle la voile. Pratique ce Lazy Jack.

Arrivé au grand Mulon, vient le moment d'effectuer mon premier mouillage en solo. Malgré la présence de mon équipier d'un jour, je préfère manœuvrer seul et demande à Julien de me laisser faire. Ma bitture est prête sur le taquet, l'ancre plonge, la chaine, le câblot filent. Sur un filet de gaz arrière, le Kelt s'immobilise. Je repère la plage, le rocher et essaye de voir si mon ancre dérape. A priori elle est bien crochetée. Ouf ! Je n'avais mouillé qu'une seule fois avec les Glénans, dans l'anse de Sterouen à Belle-île. Vu la marée, je pense que ce mouillage devrait être sûr, mais rouleur, contrairement à ce que l'on m'avait affirmé. Les rochers qui mènent de l'ile à ce rocher que l'on appelle le grand Mulon seront recouverts et on devrait plus sentir la houle d'ouest.

Un atterrissage plutôt humide où, à cause d'une vague un peu vache, tout le monde s'est retrouvé mouillé !

Avant de préparer mon bateau, j'avais investi dans une annexe Arimar roll 185 d'occasion, un petit bateau gonflable qui tient dans les coffres de mon bateau, mais je pense que je vais profiter de l'annexe semi rigide des amis. Avantage, ils ont un moteur ! Je ferme Asiatrek et embarque sur leur annexe. Cela dit, je ne suis pas encore aguerri aux sauts rapides depuis l'annexe et je me retrouve déstabilisé par une vague à l'atterrissage sur la plage et tout le monde fini le cul mouillé. Nous faisons les courses dans le village et repartons vers le bateau après une promenade.

Julien me dépose à mon bord pour faire dodo... J'ai testé toutes les places offertes sur le Kelt, celle qui me va mieux est la couchette avant. Je mets la tête dans la pointe, juste au dessus de la baie à mouillage et les pieds dépassent, logique avec mon 1m87...
Une nuit chouette, le bateau n'arrête pas de rouler, mais c'est magique j'aperçois du hublot le mat qui essaye de chasser les étoiles de gauche à droite sans succès. Levé à 5 heures, j'émerge pour voir si le bateau n'est pas en train d'être drossé à la côte. Non, c'est calme. Je me rendors.
Nous allons pêcher des étrilles, moules et quelques huitres le matin de bonne heure. Le seau plein, on se fait une tournée de punch planteur sur le Tortarolo. sur le bateau

Le lundi, à à 17 heures, je repars. Il n'est pas prudent pour moi d'aller trop loin, je décide de me rendre à Belle île.
Avant de laisser les amis repartir d'Hoëdic à leur tour, je demande à leur fils de rester à mon bord avant que je ne lève l'ancre. Je démarre le moteur, le laisse sur un filet de gaz et je remonte le tout à la main. Facile.
Nord ou sud d'Hoëdic ? J'hésite. Je prends le nord, j'avais repéré au préalables les dangers et les cardinales pour ma navigation.

Je suis un peu crevé et je n'ai pas envie de me mettre au port à Sauzon. Je profite de ma box 4G pour capter Internet et repérer des mouillages possibles sur la côte Est de Belle île et je repère ce petit coin de Port Yorc'h. La longue houle d'Ouest ne me généra plus ces désagréments et je pourrais passer une bonne nuit ! J'allume mon feu de mouillage, je fais un brin de toilette et vérifie la météo.

Second mouillage du côté de Port Yorc'h bien abrité de la houle d'Ouest. Mon voisin a été relever des casiers.

Second mouillage idéal. Protégé de la houle d'Ouest. Je dors sans manger, un peu crevé. Je décide d'aller me balader vers Groix.


Au mouillage à Port York, petite crique abritée de Belle Île. #sailing #sailboat #sea #mer #voile #voilier

Une vidéo publiée par Laurent Houssin (@asiatrek) le

Des bisous ! #Asiatrek

Une vidéo publiée par Laurent Houssin (@asiatrek) le


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